Qu’est-ce que le kyūdō, art Martial japonais

Qu’est-ce que le kyūdō, art Martial japonais

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Kyūdō signifie la Voie de l’Arc :
Kyū (弓) =Yumi = Arc
et Dō (道) = Tao = Michi = Voie

Tirant ses origines des techniques utilisées par les guerriers Samouraïs du Japon médiéval, le Kyûdô est un art mélangeant les rituels traditionnels et des techniques de tirs beaucoup plus modernes et beaucoup plus profondes.

Le Kyūdō permet d’améliorer les postures jusqu’à l’atteinte de la perfection, mais aussi d’harmoniser l’attitude mentale et émotionnelle pour gagner plus en sérénité.

Concours au temple Sanjusangendo – 1772

Le pratiquant recherche un mouvement parfait pour pouvoir transcender à la fois l’esprit et le corps. Le principe consiste à percer une feuille de papier servant de cible avec un minimum de tension musculaire et un maximum d’énergie spirituelle, ki. La gestuelle esthétique résulte d’une chorégraphie codifiée.

Le tir lui-même se déroule en huit phases distinctes et consécutives appelées « hassetsu ». L’archer apprend et suit cette succession très structurée de phases. C’est une vérification d’étapes et de détails pour organiser les mouvements hiérarchisés du tir en incluant le moindre élément. Elles sont nommées par des termes japonais avec une traduction admise pour les francophones5 :

  1. Ashibumi : « enracinement des pieds ».
  2. Dozukuri : « affermissement de la posture ».
  3. Yugamae : « éveil de la vigilance ».
  4. Uchiokoshi : « élévation de l’arc ».
  5. Hikiwake : « extension répartie ».
  6. Kai : « union ».
  7. Hanare : « séparation ».
  8. Zanshin : « persistance de l’esprit » ou « continuation du tir ». Cette dernière phase est suivie par un mouvement annexe : yudaoshi, « abaissement de l’arc ».

Le pratiquant doit posséder les qualités suivantes : discipline, modestie, amabilité, respect, maîtrise de soi et pondération.